En Argentine, à Zaraté, les Filles de la Croix ...

 

Cinq jeunes tués violemment….

Les chrétiens cherchent des signes de résurrection !!!

A Zaraté en Argentine, les filles de la croix, témoins du chemin de Dieu dans les communautés ecclésiales de base.
Depuis mon arrivée à Zaraté j’ai cherché à m’intégrer dans la pastorale de la ville et de m’approcher des jeunes et des pauvres.
Après un temps d’observation et une connaissance sommaire de quelques activités de la paroisse, j’entre dans un groupe de Cáritas del Carmen.
Ce groupe m’a servi de tremplin pour connaitre et m’insérer dans d’autres activités comme El proyecto Emaús. Ce projet, par le moyen de l’éducation, aide à mettre sur pied des familles déstructurées des quartiers marginaux de la ville par des activités avec les enfants et les adolescents.
Le projet tente de responsabiliser les mamans et les familles pour que les enfants et les adolescents aient un lieu où partager le goûter, jouer, faire des ateliers d’apprentissage et recevoir un soutien scolaire.

Soeur Maïté et ses amis d'Argentine

 

 

Par ce biais, j’ai eu l’opportunité de connaître et de participer dans les communautés ecclésiales de base animées par les pères Salésiens.

On y voit là l’engagement que vivent les laïcs à partir de leur baptême. Ils forment des petites communautés qui s’agrègent aux chrétiens de la zone. Ils animent la pastorale et aident à l’insertion des émigrés et des personnes fragilisées. Des groupes de catéchèse, des rencontres conviviales, des fêtes de quartiers, des célébrations liturgiques et para liturgiques sont les moyens simples de rassemblement.

C’est heureux et gratifiant de percevoir comment des laïcs simplement, dans la majorité des femmes, dirigent les réunions de la communauté, les célébrations en l’absence du prêtre, préparent à recevoir les sacrements, participent librement aux célébrations liturgiques, partagent la Parole de Dieu avec profondeur et respect mutuel…cherchant toujours à vivre l’Evangile plus que de sacramentaliser.

C’est toujours pour moi un étonnement de voir comment se fait l’approche des familles qui souffrent de la violence, essayant de susciter la paix, de les inviter à la foi et la prière dans leur souffrance et leur douleur.

Cinq jeunes…

Le jour de Saint Jean Bosco, les familles de cinq jeunes tués avec violence les derniers mois ont participé à l’Eucharistie.
Au moment de l’homélie cinq groupes se sont formés pour chercher avec ces familles des signes de résurrection et voir quelles attitudes adopter pour vivre à partir de ce fait mortifère.
Quel moment admirable de percevoir comment à la douleur des familles, la recherche de Dieu et la présence de ce fils perdu tenaient la certitude que la vie se jouait là aujourd’hui et pas hier ! La mort n’avait pas partie définitive !

Une grande sérénité irradiait les visages malgré la douleur.

A la fin de la messe, un chapelet est donné à chaque famille.

Ces expériences sont pour moi un extraordinaire cadeau de Dieu!

Grandir dans la foi à partir de ce témoignage, dans la solidarité et dans l’engagement en Eglise !

J’ai senti comme les pauvres…leur souffrance… eux, les préférés de Dieu…eux nous évangélisent !

Sœur Maité Heredia, fille de la croix