2015 : Les laïcs d’Afrique au cœur des évènements des Filles de la Croix

  Témoignages et colloques à Dikodougou

 2015 fut une année ponctuée de plusieurs événements pour les laïcs et les Filles de la Croix d'Afrique. Faire mémoire du passé et rendre grâce, et ensuite se tourner résolument vers l'avenir. Ainsi, témoignages et colloques ont été proposés à Dikodougou lors d'un pélerinage...

 

 En 2015, un pèlerinage fut organisé à Dikodougou pour permettre aux sœurs de relire le dynamisme de celles qui les ont précédées dans la mission. Seulement à leur arrivée à Dikodougou le matin du 28 février, les sœurs étaient quelque peu surprises de l'accueil fait par un laïc. D'emblée ce dernier avoue: « Aujourd'hui, mes sœurs j'aurais bien pu être un bandit ! » ; expression inattendue, sinon déconcertante pour des sœurs venues seulement faire mémoire de leurs prédécesseurs. Mais trèsmonument des bois superposés : la stupeur vite, elles découvriront que derrière ces mots se cache une profonde reconnaissance à l'égard des sœurs devancières. Monsieur Nicolas termine en effet, ses propos ainsi : « ...si je n'avais pas rencontré les Filles de la Croix ». Et alors en signe de gratitude, il propose aux pèlerines de visiter le Chef du village. Le Chef évoque à son tour son bon souvenir des Filles de la Croix. Il a parlé de la réussite professionnelle et humaine d'un jeune alphabétisé par les sœurs. Bien d'autres témoignages de laïcs se sont succédés. D'après Monsieur Simon et Madame Kakologo, les sœurs de la communauté de Dikodougou ont à travers leur don de vie au Christ, rendu des hommes et des femmes debout, responsables au sein de la société.

À part les témoignages, les laïcs ont préparé des colloques très intéressants. Ainsi en-est-il de ce qu'a concocté Madame Nadège responsable de l'atelier coupe-et-couture initié par les Filles de la Croix. Elle a prévu un temps de dialogue entre les sœurs et « ses » jeunes couturières. Malgré leur handicap physique, ces jeunes femmes effectuent aujourd'hui un travail de qualité.

soeurs et amis des Filles de la CroixÀ côté de ces initiatives individuelles, les initiatives des « groupes-Laïcs » furent tout aussi enrichissantes. Le groupe « TAMANG », situé à Korhogo, qui signifie « AMOUR » a par exemple prêté sa voix pour commenter la diffusion d'une bande dessinée intitulée « Chemin des Étincelles ».

« Chemin des Étincelles » raconte le vécu des fondateurs de la Congrégation des Filles de la Croix : Saint André Hubert et Sainte Jeanne Élisabeth. Après la projection, un membre du groupe : Monsieur Casimir, a exprimé combien les dessins lui rappelaient son séjour à la Puye lors de la rencontre internationale Laïcs-Sœurs en 2014. Les images le replongeaient dans l'histoire des fondateurs. Il s'est rendu compte des difficultés rencontrées par les fondateurs : les installations (si ce n'est pour dire les désinstallations !) ; les crises politico- religieuses de l'époque, ...Par ailleurs, disait-il, les lieux forts de la Congrégation tels que les Marsillys, l'escalier du pauvre lui revenaient en tête et dans le cœur !Enfants comme avenir

Après le groupe « TAMANG », un deuxième groupe a préparé un colloque, les « AMIS DES FILLES DE LA CROIX », situé à Dikodougou. Lors de l'échange qui s'est tenue à l'Église de Dikodougou, les sœurs ont fait plus ample connaissance du groupe. Il compte une trentaine de personnes qui se réunissent une fois par mois. Les membres ont soulevé tout de même la difficulté de maintenir cette fréquence. Le groupe garde un lien permanent avec la Congrégation grâce à la présence de sœur Giulia qui assure une « mission itinérante » entre Korhogo et Dikodougou. D'après Monsieur Pascal, président du groupe, la correspondance toujours actuelle avec les laïcs de « Traversetolo », d'Italie, renforce la fraternité avec les Filles de la Croix. Cette fraternité qui est au service des petits et des pauvres à la suite de JESUS CHRIST, le Centre, le Modèle et le Tout.

 

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