là soeur Raphael

 

À Sœur Saint-Raphaël, à Sœur Perpétue Baulu et à une autre Sœur.

           

29 novembre 1820.

À la vénérable, très vénérable Sœur Raphaël, très digne religieuse, Fille de la Croix, Sœur [de] Saint-André, canton de Boiscommun, route d’Orléans. Par Boiscommun, à Bellegarde.

            Ma bonne et révérende Sœur Raphaël,

            Votre nom seul, ma Sœur, me touche et me fait dire : Qui est semblable à Dieu ! Oh ! comment Raphaël peut-elle être tiède avec un si beau nom ? Plus vous êtes attaquée, plus il faut combattre et résister. Considérez ce que vous étiez dans votre création, votre naissance, pour l’âme et pour le corps. Quelle bassesse ! Vous avez donc tort de vous élever. Songez que vous êtes religieuse de corps et d’âme. Tout en vous doit être religieux : les pensées, les paroles. La moindre immodestie volontaire deviendrait un sacrilège, à raison de votre consécration à Dieu. Si vous obéissez en ce monde, vous régnerez dans l’autre. Oh ! ma Sœur, je vous excuserais d’être tiède si vous aviez [sic] resté dans le monde mais, devenue religieuse, tout en vous doit être religieux. Craignez la tiédeur : elle chasse le Saint-Esprit des cœurs.

            Oui, ma Sœur, c’est pour votre sanctification que le Seigneur vous a envoyé Sœur Perpétue. Imitez-la ; laissez-la maîtresse de votre volonté et de votre cœur. Vous avez le bonheur de demeurer avec deux âmes justes ; soyez donc généreuse pour vous vaincre, vous réformer et devenir une religieuse religieuse. Conservez la présence de Dieu. Vivez comme si vous étiez déjà morte dans la dépendance de Dieu. Ne faites rien sans permission. Craignez le plus petit péché véniel. Aimez la croix. Renoncez-vous souvent intérieurement et extérieurement. De cette manière, vous porterez à juste titre le nom de Sœur Raphaël.

            Ma Sœur Perpétue,

            Dieu choisit les faibles pour confondre les forts. Travaillez donc à confondre le démon, la chair et le monde, et à faire régner N.S. Jésus dans vos cœurs. Qu’il y ait entre vous une union de Sœurs. Soyez ferventes et fidèles à la règle, l’oraison, l’examen*, la visite*, la lecture*, les élévations de cœur* à toutes les heures, le silence possible, lire et expliquer le Petit livre* aux enfants. Fidélité en tout. Vous devez à vos Sœurs l’édification, la charité, la prudence, la vigilance et la fermeté. Celles qui imiteront N.S. Jésus à l’église, à la maison et partout, communieront le plus souvent. Celles qui ne l’imiteront pas bien parfaitement communieront moins souvent.

            Priez pour vos parents, surtout votre père. Votre sœur, l’aînée non mariée, est malade un peu.

            Ma Sœur, qui avez la meilleure part, la troisième place, courage, vous travaillez pour le ciel. Soyez à Bellegarde comme y est votre Époux : en silence, appliquée à honorer Dieu, bien unie à vos Sœurs, priant pour l’Église et attendant votre récompense.

            Je vous bénis toutes trois.

            Je vous salue en N.S. Jésus et suis votre serviteur.

André.

 

lettre

À Sœur Marie des Anges et à Sœur Léonide.                  19 juin [1822].
À Madame Marie des Anges, religieuse, supérieure des Filles de la Croix, Sœurs de Saint-André, à Château rouge

Loué soit N.S. Jésus.

Ma Sœur Marie des Anges,

Je n'entends plus parler de vous. Je crois bien que vous êtes souvent dans l'autre vie, quoique encore charnelle ; cela ne devrait pas vous empêcher de penser à nous.
Si la route n'eût pas été si longue, vous auriez pu venir aux vacances mais vous ne viendrez ni les unes ni les autres : vous ferez votre retraite à Paris.
Je présume que votre couvent est un paradis où règnent l'ordre, l'union, la charité, pour vous supporter, vous excuser les unes les autres. Vous êtes sûrement très exactes et fidèles à votre Règlement. Jésus et Marie sont dans la maison ; la ferveur doit y régner, la tiédeur et la désunion en doivent être bannies.
Vos parents éprouvent toujours les rigueurs de la stérilité, ils ne cueillent presque que de quoi vous payer ; votre chère sœur en est bien affligée. Vous avez choisi la meilleure part ; remplissez votre tâche.
Il me vient à l'idée que vous n'avez pas été contente de ce que je vous disais dans ma lettre, que c'est la raison pour laquelle vous ne m'avez pas écrit. Tâchez donc de ne pas partager l'aveuglement du monde qui ne vit que pour la vie présente. Prêtez-vous aux occupations extérieures mais ne vous y donnez jamais tout entière. Souvenez-vous qu'en plaçant son divin Fils chez vous, Dieu vous dit : « Écoutez-le ». Et ce divin Fils vous dit : « Suivez-moi, souvenez-vous de moi ». Malheur à la religieuse qui demeure avec N.S. Jésus sans penser à lui, sans l'imiter, sans désirer son esprit et ses vertus. Vous n'êtes pas à vous. Ne faites pas un pas, n'ayez pas une pensée pour vous ni pour le monde : vos actions, vos paroles, vos pensées doivent être à Dieu. Celui à qui l'arbre appartient doit cueillir le fruit de l'arbre. Vous êtes à Dieu. Tout ce que vous faites doit être à lui. Comment est-ce que votre corps, votre âme, votre mémoire, votre entendement, votre volonté et vos sens travaillent pour Dieu ? Si nous ne travaillons pas pour Dieu, à qui appartenons-nous ? Pour qui travaillons-nous ? Pour le monde, qui nous trompera ? Notre corps, qui n'est que pourriture ? Les choses périssables, qu'il faudra quitter ? Le démon, qui nous perdra ? Allons, ma Sœur Marie, imitez en tout Marie ma Mère : la charité de Jésus, chez vous, vous presse d'être Marie de nom et d'effet.
Si la Sœur [...] ne remplit pas sa tâche, elle ne peut revenir ici, mais retourner à Chartres, sa patrie. S'il est nécessaire de vous donner une Sœur pour le catéchisme, on vous la donnera ; alors Sœur Marguerite irait ailleurs. [...]

Ma Sœur Léonide,

N.S. Jésus demeure-t-il en vous, et demeurez-vous en lui ? Sanctifiez tout ce que vous faites, et vous serez sainte. Veillez en tout temps ; ne perdez pas de vue la présence et l'état de N.S. Jésus dans la maison.

Je suis tout à vous toutes dans le Sacré-Cœur de Jésus. Votre pauvre frère,     André

Le Père André écrit à Soeur Suzanne - Cet été, suivons son conseil !

Ma Sœur Suzanne,Le Père André

Celui qui est juste doit devenir encore plus juste. Entrez en retraite dans le sanctuaire de Dieu pour y puiser ce qu'y puise l'amour de N.S. Jésus : la connaissance de ce que vous devez à la Sainte Trinité, l'amour de la Sainte Trinité, le zèle de sa gloire, le parfait détachement. Sortez de la retraite dans les mêmes dispositions qui animaient le Sacré-Cœur de Jésus sortant du sein de son Père, du désert et qui l'animent encore dans sa retraite eucharistique.

Je vous salue, vous respecte et vous estime.

Votre dévoué serviteur,

André.

Jeudi Saint... "Où veux tu que nous allions préparer le repas de la Pâques"

...à partir de Mt 26,6... Lc 22, 9... Mc,14...

Lavement des PiedsToi-même, Seigneur Jésus, tu dis à tes disciples, où ils doivent préparer ce repas,
avec les détails précis que St Mc nous transmet.
« ...Il vous montrera la pièce du haut, vaste, garnie, toute prête,
c’est là que vous ferez les préparatifs pour nous. » Mc 14, 12 ss

Ce soir du Jeudi Saint, l’eau va couler sur les pieds des disciples, étonnés,
stupéfaits de te voir,

toi le Maître, agenouillé devant chacun d’eux,
avant d’entrer avec eux dans liturgie du repas rituel...
« Comprenez-vous ce que je vous ai fait, moi, le Seigneur et le Maître ?
...Vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns les autres... Jn 13, 14ss

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En chemin de fraternité... prière de laïcs 4

Soirée chantsPar toi, Christ,mains sur le Djembé
et dans l'Esprit,
nous aimons dire à notre Père,

que nos mains, nos pieds, notre bouche,
proclament sa bonté et sa miséricorde
à ce monde qu'Il aime,

que nous nous tenons avec Marie,
debout au pied de la Croix,
dans une foi sans défaillance
en ta Pâque pour notre temps,

que nous marchons
dans l'allégresse de la Vie
avec tous ceux et celles qui croisent nos routes.

AMEN

St André-Hubert et Ste Jeanne-Elisabeth

A toi la Gloire, Père, Fils et Saint Esprit,

Par Saint André Hubert et Sainte Jeanne Elisabeth,
par Soeur Maria Laura
et tous les saints et les Saintes de nos familles

AMEN

 

En chemin de fraternité... prière de laïcs 3

Chemin de la grotte de la Cancéreuse... Chemin d'humilitéAvec Toi, Jésus,

le chemin, la vérité, la vie,
Toi, le Christ, notre Sauveur,
notre Lumière, notre Pâques,
nous faisons ce pélerinage
au milieu de cette humanité,
lui offrant l'espérance de ton Salut
et la tendresse de ton Amour.

Nous construisons la joie de la fraternité Laïcs Soeurs
dans la famille Filles de la Croix.

Nous choisissons la simplicité de l'Evangile
pour témoigner de Toi,
dans l'humilité, mais avec assurance,
en serviteur et servante,
attentifs aux attitudes à prendre,
aux paroles à dire,
aux silences à respecter,
aux sourires à partager,
à ton amour à donner.

AMEN

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